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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:46

 

 

L’air et l’eau, sources de vie, besoins essentiels devraient être gratuits. Pour ce qui est de l’air qui est présent partout c’est encore le cas. Pour l’eau, il est nécessaire de la puiser, puis de la traiter, et enfin de la transporter ce qui a un coût, coût d’autant plus élevé que son captage est difficile et quelle est plus polluée

Les captages de surface ou en nappe peu profonde, relativement faciles imposent de traiter les eaux. Il faut enlever les nitrates et les pesticides qu’elles contiennent. Les prélèvements profonds sont techniquement plus difficiles mais ramènent une eau plus pure qui nécessitera moins de traitements. On comprend mieux dés lors que le prix de l’eau varie dans le grand sud entre 2,58€ à Foix et 5,24€ à Lectoure. A Carcassonne le prix est dans la moyenne et l’eau coute 3,23€ du m3.Ce prix est composé pour moitié du prix de l’eau proprement dit et pour moitié des charges liées à l’assainissement car il faut le savoir, l’eau est l’aliment le plus contrôlé. Elle subit des analyses constantes afin d’être potable mais aussi afin d’avoir meilleur goût.  Il faut aussi prendre en compte les taxes diverses en augmentation constante et aussi la gestion des eaux usées, leur collecte et leur traitement, c'est-à-dire le réseau du tout à l’égout et les stations d’épuration.

Devant la hausse constante du prix de l’eau  certains on voulu réformer son mode de gestion qui peut être directe ou concédée. Dans le cas d’un affermage et, selon le contrat , le concessionnaire se contente de maintenir le réseau en état plutôt que de réaliser les investissements nécessaires. On assiste donc à un « pétassage » régulier des canalisations, ainsi à Carcassonne, où la société fermière est Veolia, la rue Frédéric Soulié est régulièrement ouverte pour réparer une des plus vielle conduite d’amener des eaux de la ville. Parallèlement le réseau d’évacuation est laissé en l’état et il faut savoir qu’à Carcassonne ce réseau est dans de nombreux quartiers un monotube qui collecte les eaux pluviales et les eaux usées dont on connait ses limites les jours de gros orages.

Une question se pose alors que faire pour mieux gérer la ressource ? On peut porter à cette question deux réponses une réponse écologique et une réponse économique, les deux pouvant se combiner. La réponse écologique consiste à réduire les pollutions, essentiellement agricoles en recourant à l’agriculture raisonnée d’une part et à un plan de protection des captages interdisant l’utilisation de chimiques dans un certain périmètre autour de celui-ci. L’eau prélevée étant moins polluée, son coût baisse. En ce qui concerne les évacuations il faut séparer le réseau pluvial du réseau domestique et, certains vont plus loin en séparant dans le réseau domestique les eaux noires des eaux claires.

La réponse économique consiste à réaliser les investissements nécessaires, remise à niveau de la tuyauterie, suppression du plomb, amélioration des performances des centrales d’épuration. Reste pour ce volet la question du comment. Tout d’abord, il faut que la gestion soit globale et non dissociée comme c’est le cas dans l’affermage.

Ensuite se pose le problème de la délégation de service public, anciennement nommée concession ou de la régie, problème plus idéologique que réellement économique. Quoi qu’il en soit pour ce simple problème on se rend compte, une fois encore, du mauvais choix de gestion que la ville en son temps a fait. Demain il faudra renégocier le prix de l’eau. C’est possible il suffit d’avoir un peu de volonté.

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