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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 18:27

 

Dans nos sociétés occidentales dites avancées les gens luttent contre le vieillissement en usant de tous les recours médicaux, pilules antiâge, antioxydants, hygiène de vie font passer les caps et allongent la vie.

Le problème qui se pose en avançant dans l’âge est celui de la réparation ou du remplacement des organes devenus défectueux.

Dans certains cas on peut réparer l’organe en utilisant des bio matériaux ainsi en est il des stents qui permettent de reperméabiliser une artère ou des prothèses de hanche ou de genou.

Parfois on ne peut pas réparer et on aura alors recours à des machines qui suppléent une activité défaillante Ainsi en est il des reins artificiels, des pompes à insuline, des neurostimulateurs. Ces appareillages externes n’ont qu’un temps et on est toujours tentés par une solution plus définitive et moins contraignante. Pour suppléer une valvule cardiaque défaillante on peut recourir a une valve métallique ou une xénogreffe a partir d’une valve de porc. Mais pour un rein il faut greffer, de même pour un foie, un cœur ou un bloc cœur poumon. L’allongement de la vie allonge les files d’attentes mais pas le nombre de donneurs et c’est pourquoi certains malfaiteurs prélèvent des organes dans des pays pauvres parfois sans le dire au donneur, ou en lui versant une somme dérisoire. Ces  donneurs contraints sont surtout présents au Brésil, en Afrique, en Asie du sud, ou dans les pays de l’Est, d’autres font leur publicité sur internet. Dans d’autres cas il existerait même

Certains pays ont institutionnalisé le système parfois en organisant un tourisme de transplantation où pour un prix forfaitaire on achète le voyage, l’hébergement et la greffe. La Chine autorise les prélèvements sur ses condamnés à mort.  EIle possède selon l’expression de Richard Cannavo une « réserve vivante ». D’autres pays sont hostiles à la pratique des prélèvements pour des questions  religieuses , ainsi le corps mort est il sacré en Egypte, ou pour des raisons philosophiques, quand peut on considérer qu’une personne est morte ?

C’est pour ces raisons que l’OMS estime que le commerce parallèle d’organes représente 10% des transplantations. Un commerce lucratif et peu pénalisé.

Dans ces conditions existe-t-il des solutions ? Les Anglais viennent de lancer un débat public pour savoir si les donneurs seraient plus nombreux si les greffons étaient payés. C’est une enquête intéressante, mais le payement devra être encadré sous peine de dérive mercantile.

Une autre voie consiste à augmenter le nombre de xénogreffes faite à partir d’animaux mais pour valider chaque technique il faudra du temps et tout ne sera pas possible.

Enfin il me semble qu’il faudrait pousser la recherche pour l’utilisation des cellules embryonnaires. Ces cellules dites parfois sang du cordon sont des cellules immatures qui injectées dans un organe ont tendance à le reproduire. Ainsi des cellules injectées dans le territoire d’un infarctus ont tendance à faire des cellules cardiaques et à revitaliser la zone malade. Des expérimentations ont lieu aussi  pour le cerveau. Cette technique est une technique de réparation et non de remplacement qui éviterait le trafic d’organes.

Ainsi, matériels inertes, xénogreffes, cellules embryonnaires sont les voies à parcourir pour sauver des vies celles des malades mais aussi celle des donneurs contraints.

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