ANALYSE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIOLOGIQUE
Comme souvent oserais-je dire, ce gouvernement fait de bons constats auxquels il applique de mauvaises solutions.
Le diesel, c’est vrai, est plus polluant que l’essence par les particules fines qu’il dégage, mais moins polluant que l’essence en matière de C0², or tous les accords depuis Kyoto ne parlent que de la réduction des gaz à effet de serre.
Le protocole en cours dit 20/20/20 ne demande qu’une réduction de ces gaz à hauteur de 20% à l’horizon 2020.
Réduire les émissions de particules réduirait la mortalité de 19000 en Europe. C’est donc une bonne proposition, même si elle ne s’impose pas au reste du monde, et la question qui se pose est comment arriver à ses fins ?
Il n’y a que deux possibilités : augmenter progressivement le prix du carburant pour le rapprocher de celui de l’essence, ou poursuivre les recherches pour améliorer le moteur diesel.
Dans le premier cas, on diminuerait le pouvoir d’achat des ménages qui est déjà en berne, on impacterait la filière des transports et, très probablement, celle de la construction automobile.
Dans le second cas, on poursuivrait une politique qui a déjà réduit les émissions nocives en innovant sur l’alimentation, les carburants, et les filtres dont la généralisation est prévue pour 2011. On pourrait aider cette recherche soit par le biais d’aides directes, soit en aidant au rajeunissement du parc au travers d’une prime à la casse.
Dans le premier cas, l’état engrangerait des recettes supplémentaires, alors que dans le second cas, il devra débourser quelques deniers. Je vous laisse deviner quelle solution a le plus de chance d’être choisie. A bon entendeur salut.