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ANALYSE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIOLOGIQUE

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NATIONALITE (27/09/2010)


Tout l’été nous avons entendu parler, au travers des roms de nationalité. Essayons de mettre un peu d’ordre dans ce problème.

Parmi le étrangers vivant sur notre sol il y a d’abord les sans papiers. Parmi eux il y a des migrants, qui ne sont en France que pour la traverser avec l’espoir d’aller ailleurs. C’est le cas des afghans dont on sait qu’ils ont été éparpillés dans les alentours de Calais.

Il y a aussi ceux qui viennent chez nous pour s’y installer. Ce sont des africains pour leur majorité. Ils trouvent assez facilement du travail, souvent sous payé, auprès de patrons peu regardant sur leur identité. Ils envoient leurs enfants à l’école ou à l’université et bénéficient aussi des aides sociales. Ils n’ont pas la nationalité française et, lorsqu’ils sont contrôlés on ne peut leur appliquer nos lois mais on peut les reconduire à la frontière. Si ils commettent un délit ils peuvent être jugés et condamnés ou renvoyés chez eux.

Il y a aussi des européens pauvres, actuellement des Roms, attirés par notre niveau de vie. Ils n’ont pas notre nationalité mais, étant européens ils ont le droit de se déplacer en Europe sans contraintes et ils bénéficient des mêmes droits que les sans papiers. Actuellement, alors qu’ils n’ont commis aucun délit on les reconduit chez eux avec un petit pécule mais cette mesure est illusoire car ils peuvent revenir dés le lendemain.

Essayons d’avoir une attitude simple pour réprimer ceux qui commettent des délits. On pourrait dire que les personnes ayant la nationalité française tombent sous le coup de la loi et que celles qui ne l’ont pas seront jugées ou reconduites à la frontière selon la gravité de leurs actes.

Faisons fonctionner notre schéma.

Les Roms qui n’ont pas commis de délits peuvent donc rester en France et il n’y a pas lieu de les expulser. Ceux qui ont commis des méfaits peuvent être jugés chez nous ou expulsés sans indemnités. Ceux qui ont la nationalité française doivent être jugés et condamnés.

Compliquons un peu. Que doit on faire à un malfaiteur qui a la double nationalité ? Réponse, il tombe sous le coup de la loi dans le pays où il a commis son délit ou il peut être expulsé si le délit est mineur. Notre schéma fonctionne encore.

Venons en maintenant à des cas particuliers.

Doit on tenter de rapatrier tous nos ressortissants qui ont commis des actes répréhensibles à l’étranger ? En d’autres termes que penser de l’affaire Florence Cassez.

Doit on laisser partir un malfaiteur étranger qui a commis un acte grave ? Rappelons nous d’Issey Sagawa cet étudiant japonais cannibale qui a tué et dépecé une jeune hollandaise en 1980 et qui est devenu une vedette chez lui.

Enfin qui doit on les déchoir de la nationalité ? Personne. Je pense que cette déchéance est un attrape nigaud. Un malfaiteur n’en a rien à faire. Il pourra revenir clandestinement chez nous quand il le voudra. Dans les temps anciens cette mesure se nommait bannissement. Elle est contraire à la convention européenne des droits de l’homme et a été supprimée du code pénal en 1993. Alors pourquoi y revenir ? Arrières pensées politiques ?

 

  

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