ANALYSE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIOLOGIQUE
Le microcosme carcassonnais se mobilise, s’agite, au gré des informations et des rumeurs qui le traverse et le font vivre. Ces rumeurs ont certes une crédibilité contestable mais, en ce début d’été et alors que nous pensions être dans une période d’apaisement, leur recrudescence nous a fait envisager de réaliser sur elles notre édito.
Tout d’abord à gauche, c’est l’émergence dans l’équipe en place d’un responsable local du club Villepin. Adjoint actif et efficace il dit avoir été en charge du club bien avant les élections. Certains lui prédisent un avenir des plus sombres et considèrent cette appartenance comme une trahison. Les hommes et les femmes de gauche le considèreraient au mieux comme un social- démocrate, d’autres comme le suppôt d’une droite revancharde et réactionnaire. Cette même information vue par les stratèges locaux apparaît comme une manœuvre qui permettrait lors des prochaines élections à l’équipe socialiste de s’ouvrir au-delà de son camp. Cette ouverture apparaîtrait alors crédible et rassurante pour les électeurs.
A droite ensuite le trio Larrat, Chésa, Icher vient de perdre une de ses composantes qui s’est retirée pour des raisons personnelles et familiales laissant le soin au tandem de s’organiser.
Le seul qui ait parlé s’est positionné en leader local avec une ambition territoriale. En devenant président départemental il laisserait la circonscription à l’ancien maire charge pour lui de s’organiser en vue de la reconquête municipale, ce dont il rêverait aux dire des rumeurs. Le problème des législatives parait lui aussi résolu. Une femme mènerait la campagne selon les vœux de Paris qui souhaite rajeunir les cadres du parti. Souhaitons qu’elle montre plus de charisme et de dynamisme qu’elle n’en montre aujourd’hui.
Reste le problème d’ Isabelle Chésa qui poursuit sa politique du renoncement. Après avoir renoncé à succéder à son père, après avoir renoncé à suivre G Larrat en 2009 et renoncé dans la foulée à conduire une liste contre lui, elle renonce à se représenter à la présidence départementale de l’UMP. Certes son renoncement aux municipales lui a valu de solides inimitiés et même une sanction aux régionales mais il semble aussi que Paris souhaite son éviction relayée en cela par la mauvaise humeur réelle ou rapportée des militants.
Cette stratégie la condamne inexorablement à l’exclusion de la vie politique locale mais là encore rien n’est joué et tel le phénix elle pourrait renaître de ses cendres pour peu qu’elle s’affirme et combatte. Pourra-t-elle le faire tout en restant dans son parti j’en doute. Est-ce dans sa nature, seul l’avenir nous le dira. Il lui reste encore le recours de rejoindre le club Villepin mais comme aurait dit son père « quel chocolat ».