ANALYSE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIOLOGIQUE
A en croire la presse le besoin départemental en logements sociaux serait de 6000 environ et parallèlement on apprend qu’il y aurait de 400 à 700 logements libres sur Carcassonne pour la plupart à Montredon . Je trouve surprenant qu’il n’y ait pas d’adéquation entre l’offre et la demande.
Normalement toutes les communes doivent avoir un parc de 20% de logements sociaux ce qui est le cas pour Carcassonne alors pourquoi y a-t-il une telle demande de logements ? Cela est il du au fait que nous avons plus de gens pauvres que d’autres départements ou au fait que les loyers ne cessant d’augmenter le nombre de personnes pouvant accéder à un logement social augmente ? Je vous laisse y répondre.
Cette cherté des loyers à un second effet , elle incite celles et ceux qui ont des revenus un peu au dessus du SMIC à acheter leur logement , soit en prenant un crédit longue durée dont les mensualités sont équivalentes à un loyer soit en se tournant vers l’accession sociale dont le coût est moins élevé. En effet nous connaissons plusieurs plans d’accès à la propriété sociale. Après la maison Borloo ou maison à 100000€ dont il n’y aurait eu que deux exemplaires voici la maison à 15€ par jour ou maison Boutin. Certes je vous le concède le loyer en accession à la propriété est un peu au delà des 450€ mensuel mais il reste selon les termes du ministre dans les prix du marché.
Ainsi, la hausse des loyers a peu à peu sélectionné deux types de clientèle, celle qui va aller vers l’achat et celle qui ne le peut pas, qui reste locataire et qui dépose une demande auprès des HLM (6000 demandes) ou à défaut auprès de particuliers mais les conditions d’accès sont alors différentes.
En effet accéder aux logements du secteur privé nécessite le paiement d’un dépôt de garantie, de nommer une caution, de déposer ses bulletins de salaire et souvent de souscrire une assurance garantissant le paiement des loyers.
Ces conditions draconiennes sont motivées par les nombreux impayés de loyers, la casse enregistrée en fin de bail, et par la difficulté pour le propriétaire d’expulser le locataire indélicat. Ces avanies sont liées à la sélection des populations qui s’est effectuée au travers de la cherté des loyers. Les plus pauvres, les moins insérés socialement, les plus marginaux , les plus précaires restent en demande de location. On comprend dans ces conditions que de nombreux logements De Robien soient vides et le resteront et qu’il existe parallèlement une forte demande locative sociale toujours insatisfaite.
Deux mesures pourraient améliorer cela :
1 – La CAC et les partenaires HLM pourraient engager des programmes d’accession à la propriété soit dans des programmes neufs les collectivités fournissant gratuitement les terrains soit en permettant d’accéder à la propriété dans des opérations déjà réalisées. Cette solution n’ayant pas de retentissement immédiat il faut donc dans l’intervalle
2 – Créer ou développer des structures qui récupèreraient les aides de la CAF et la participation des locataires et assureraient le paiement des loyers. Etant donné que les HLM et les particuliers sélectionnent leurs locataires on peut raisonnablement penser que les cas difficiles ne vont cesser d’augmenter d’où la nécessité impérieuse de cette structure intermédiaire.