ANALYSE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIOLOGIQUE
Tel le monstre du Loch Ness la piétonisation refait surface avec un projet limité à la seule place Carnot.
Toutes les études actuelles démontrent en effet que les centres villes se désertifient et que si on veut conserver à ceux-ci leur attractivité il est impératif d’avoir une politique d’ensemble dans laquelle s’intègre la piétonisation.
Cette politique d’ensemble qu’elle est elle ? Elle se décline en trois volets
Un volet urbanisme qui dans la majorité des cas consiste en des aides pour la réfection des façades, et pour améliorer l’habitat ancien. Ces aides peuvent atteindre jusqu’à 50% de l’investissement. La ville a enchainé plusieurs de ces opérations et devra les continuer en les réorientant peut-être sur la réfection des façades. Pourquoi une aide ainsi ciblée parce que c’est ce que les clients du centre ville et les touristes voient lorsqu’ils viennent faire leurs courses ou, admirer les bâtiments historiques qui y sont nombreux.
Cette aide si elle était plus conséquente serait bonne pour l’image de la ville et serait aussi une aide indirecte aux particuliers qui veulent restaurer leur logement ainsi la ville serait embellie et pourrait se repeupler.
Le second volet concerne la voirie car si on piétonnise on doit supprimer le stationnement sur la voirie dans la zone concernée ce qui implique ipso facto l’accès à des parkings gratuits pour les visiteurs et pour les habitants. On peut autoriser les visiteurs à se garer gratuitement le temps de leurs courses et là plusieurs systèmes existent ;et pour les habitants permanents on peut lier les subventions à la réfection de l’habitat à la création de garages ou à défaut prévoir des places nominatives dans les parkings existants et ce que la piétonisation soit complète ou qu’il s’agisse d’une semi-piétonisation avec un axe de roulement et un ou deux grands trottoirs. Dans tous les cas l’accès au centre doit être possible pour les livraisons, les soins infirmiers , ou tout simplement pour décharger sa voiture.
Le troisième et dernier volet de cette politique urbaine consiste en la réorganisation des activités commerciales en centre ville réorganisation dans l’offre commerciale rendue possible depuis la loi de 2005 permettant à la commune de préempter certains locaux commerciaux pour en réorienter l’activité. Les horaires d’ouverture devront être revus en concertation avec l’union locale des commerçants. Le centre ville doit devenir une zone de chalandise de qualité mais doit aussi permettre aux habitants permanents de trouver sur place les moyens de s’alimenter, de se soigner, de se vêtir, de vivre donc.
Le projet qui nous est présenté aujourd’hui est je le crains plus modeste car il ne me semble pas prendre en compte la totalité du problème. Il a le mérite d’exister. Souhaitons lui d’aboutir et je l’espère de s’étendre à l’ensemble de la Bastide et à ses diverses composantes